09 août 2008
La bougie...
Dis-moi pourquoi ô, douce bougie
es-tu si triste et langoureuse?
La lueur de ta flamme tremblote
dans la pénombre de la nuit
et vient de sa tendre romance,
troubler la quiétude de mon sommeil.
Aurais-tu ô, ma douce bougie
livré ton cœur à cette impétueuse
folle passion qui nous emporte ?
Tel un éclair qui fuit
la furie d’un orage qui annonce
une désillusion sans pareille ?
Reprends-toi ô triste bougie !
Fluette créature malheureuse…
Tu te consumes et ton âme frotte
déjà la noirceur de ta suie…
Tu lui obéis et il t’enfonce
corps et âme dans son orgueil…
Rassure-toi, ô ma douce bougie !
Je compatis que tu sois amoureuse !
Sois patiente et sois forte !
L’amour n’est qu’un fruit
savoureux qui subjugue nos sens
par la vision factice de ses merveilles…
J’ai moi aussi, ô ma douce bougie
tellement aimé…et sa voix mielleuse
et ses promesses de toutes sortes !
Il est cet éclat qui vous éblouit,
dans les ténèbres, dès la naissance
et vous obnubile déjà à votre réveil…
Je sais que, ô ma douce bougie
malgré ton chagrin, tu es si heureuse
de souffrir ainsi mais peu importe
si ton bien-aimé se réjouit
en brillant de mille feux, en ta présence
puis se morfond quand tu t’absentes la veille…
L’amour véritable, ô ma douce bougie
n’est pas cette bête perfide et hideuse
qui vous étreigne et vous déporte
de ses griffes acérées et vous séduit !
C’est le mal béni, de notre innocence…
Plante mellifère que butinent nos abeilles…
Tu es, ô ma fidèle bougie
la tendre complice badine et joyeuse
de tous les amoureux à qui tu apportes
le réconfort d’une douceur qui luit
avec sérénité et confiance
lors de leurs ébats que tu surveilles…
29 juillet 2007
Si la lune !
Si la triste lune voulait bien s'éclipser
Ta beauté ma muse, lui fait un peu d'ombre
Ses larmes d'argent, dans le ciel, déversées
inondent le jardin des hespérides et l'encombrent !
Sous son dais de brocart, semé de tourmaline
bercée par la flûte, sous les princières aigrettes
Ma muse observe amusée, la grâce enjouée et féline
de la danse sensuelle de l'almée, et ses pirouettes !
Tu es le doux rayonnement de ma lumière !
Tu es la noble clarté, de mes prières !
Tu es la plus douce, de toutes les créatures !
La marjolaine, l'amaryllis et L'aster
saluent ton charme et ta grâce princière !
Les comètes et les étoiles sont ta parure !
25 mai 2007
Volupté pituitaire !
Des yeux imperceptibles
scrutent le florilège
de l'horizon obscurci...
Regardent la pénombre
qui ratisse
les bribes de lumière
dans la satiété
d'un décor morbide
sur le défilé de l'oubli...
Les fleurs s'ennuyent
dans la canicule
d'un jour fiévreux
et pleurent l'ombre déchirée
qui meurt
dans les prémonotions
d'une nuit qui fuit
le destin indécis
de nos soucis...
A travers les pages de nos râles
la lueur d'une chandelle
vacille !
Quel mépris !
Que de souvenirs traqués
dans la fragilité d'un rêve
grillé dans le filament
de la pensée épicurienne...
La parole vacille
à l'aube d'un flavescent
éclat crépusculaire
dans le parme d'un ciel douteux
et la fragilité d'un amour
craintif et titubant...
La nature tremble
dans la torpeur
de ses mille mélodies
portées par la chaleur
de nos élans vaporeux
où le vent
s'agrippe de ses ailes
et déploye
son atmosphère idyllique...
Le temps s'inquiète
et chante langoureusement
le refrain de nos mortifications
cristallisées
sur la stèle pétrifiée
de nos émotions
par les Gorgones de la haine
dans les ténèbres
de Proserpine...
Et, devant la sérénité
des merveilleuses facettes
jubilatoires
de la pérennité,
notre frileux serment
chante langoureusement
l'innocent balbutiement
d'un halo hésitant et éphémère...
et, dans la vision
d'une adolescence
déprimée,
déverse à la face
frivole de l'univers
la sublime grandeur
de son flot renaissant
dans les abbysses
de l'orgueil et du dédain
pour l'éternité !
11 mai 2007
Apologie !
Bonjour, Baghdad
tu survivras
de ces raids
de feu et de cendres !
Bisous de Londres...
t'inquiète, Mossoul
et sois cool
si on tire
sur la foule
et si la chair
est bonne
pour le char
et l'acier
et les tonnes
de fer
un déluge
d'enfer !
Bisous de Washington...
C'est rien, Fallouja
c'est l'été déjà
et t'es vivante
Les black Hawk
et Apaches de
leurs bombes
intelligentes
diligentes
creusent des tombes
pour les mômes
Bisous de Rome...
Ben, quoi Bassorah
fais pas attention
tout le monde saura
l'hécatombe
à El Hillah
avec leurs bombes
à fragmentation
une action
si vile
contre des civils
Qui paiera ?
Bisous de Canberra !
Patience, Thawra
tes sept morts
et cet enfant
de treize ans
baignant à tort
dans le sang
des innocents
ce lundi
sombre
du 17 novembre
une affliction
amère
par l'opération
Iron Hammer
dans les décombres
Merci, Londres !
Désolé, El Ambar,
ne perd pas espoir !
les fruits verts,
sont amers,
dans, l'opération désert,
par le feu et le fer !
Des voitures piégées,
pour la ville assiégée,
du haut de ses remparts,
c'est trop tard !
Les morts sont là, épars,
des civils, des militaires,
étalés, par terre !
Bonne nuit, Blair !
Pardon, Irak
malgré ces attaques
et ces incursions
nocturnes
tu existes
fais pas attention
à ces corps déchiquetés
de terroristes
et ces engins de malheur
dévastateurs
qui font peur
qui éclatent
et qui tuent
l'humanité
en toute impunité
Et toi, tu résistes...
L'Irak... tu m'épates !
Premier baiser !
Je me souviens déjà enfant
quand tu passais chaque soir,
mon coeur frétillait souvent
à l'idée de te revoir !
Je te regardais, grandir
et je sentais, à chaque fois
de douces pensées envahir
mon corps transi d'effroi !
j'ignorais tout de l'amour
et j'étais la risée du collège
résolu, j'attendais le jour
où, j'aurai ce doux privilège !
Je t'aimais au plus fort de moi-même
mais je n'osais pas te le dire
devant toi, je devenais blême !
j'entendais mon coeur gémir !
La nuit, je dormais si mal
et, mon état était piteux
ma mère trouva anormal
ce comportement douteux !
J'essayais alors de réagir
et je pris mon courage à deux mains
je répétais, sans faillir
les mots doux, que je lui dirai demain !
Elle était là, dans sa jolie tunique !
Ses cheveux au vent, et son visage nacré
ses yeux bleus et son sourire pudique
attisait mon désir, de mille feux sacrés !
Je n'osais pas bouger, de peur
de briser, cet instant idyllique
émerveillé, j'admirais avec stupeur
ce corps frêle, dans ce décor magique !
Je fis un pas pour toucher sa hanche
Alors, elle s'avança vers moi, pudibonde !
je pris ses deux mains et sa tête se penche
sur mes épaules, évasive, vagabonde...
Elle était là ! Je caressais ses cheveux !
Et, je sentais la fragrance suave de son corps !
Mon visage était près du sien ! Mon souffle nerveux !
serra mon étreinte lascive de plus en plus fort !
Mes gestes devenaient mièvres
mon coeur se pâmait
Et mon corps en fièvre
de désir s'enflammait !
Comme un bébé qu'on sèvre,
avec mes sens embrasés
par la passion,
elle m'offrit, enfin ses lèvres
avec émotion !
c'était mon premier baiser !
Tu me manques !
Que de fois, j'ai levé les yeux
implorant
le ciel vermeil, confus de ses nuages
pourpres d'alizarine,
du contour élégiaque de l'image
de tes lèvres opalines
un jour de fête
et de dance
dans la joie
de la romance
cavatine de ta voix
cristalline
qui dessine
avec adresse
toute la tendresse
d'un coeur en liesse
où, chacune des pléiades du couchant trissa
sur le velours moiré de l'infinité
la mélancolie
de ta fidélité
et, toutes les douceurs
qui se jouent
des couleurs
de l'ancolie
et des senteurs
de la primevère !
et, sur l'incarnat de tes joues
à la cadence plagale
d'un langoureux épithalame
d'un soir d'été
dans la clarté diaphane
de tes doigts de fée
où la nature de son lice
laisse courir
sa malice sur ton sourire
et tisse
comme il se doit
le glyphe secret de ses doigts
lisses
sur les feuilles fauves
fanées
par tant d'années
d'un automne mauve
Tes cheveux peignés
par cette vague de perles
qui déferle
baignés
par la douceur des rayons dorés
qui inonde
ta poitrine à l'orée
du nombil du monde
qui se saoûle
de la rivière satinée qui coule
de ses flots chatoyants
dans le lit sensuel
de nos passions
où la suavité
de ton regard
noyé d'antimoine
de tes yeux noirs
où la nature capricieuse
a brodé de sa flûte enchantée
et de son sylphe, le mystère
de ta beauté
gracieuse
Toi, ma cythère !
Mon pays adoré !
zephir,Qu'il est beau, mon pays !
oh ! mon désir !
juste revoir, et saisir
cette image
adorée
et furtive
de son ciel bleu saphir,
et l'immensité de ses rivages
sauvages
et son sable doré !
Ses plages ondulées, lascives
azurées
bigarrées
et cette mer cristalline
où dansent allégrement les fous
en délire !
Où les mouettes badinent
et jouent
sur les côtes
seules
au gré du zéphir !
où l'albatros flotte
indolent et veule !
Et cette brise câline
qui caresse nos visages
sylphides
de son souffle humide !
Qu'il est beau, mon pays !
oh ! mon désir
juste revoir et saisir
l'image
et la grâce de ses paysages
enchanteurs
rêveurs
de ses champs où se mêle
pêle-mêle
au loin
l'odeur de la luzerne et du foin !
Et la majestée de son coucher du soleil
soyeux rubis vermeil
qui envahit
l'éveil
et la fascination des merveilles
de nos sentiments
ébahis !
Qu'il est beau, mon pays !
oh ! mon désir
juste revoir et saisir
l'hommage
de ses vignes
et de ses vergers
et ses arbres fruitiers
en espalier
les troupeaux de moutons
sous la houlette d'un digne
berger
qui laisse
vaquer la paresse
de son regard altier
sur l'immense étendue
déjà tondue
par ses gloutons
qui paîssent !
Qu'il est beau, mon pays !
oh ! Mon désir
juste revoir et saisir
l'image
de ses plaines et de ses prairies !
Et la féerie
de ses humbles chaumières
et de ses villages
pittoresques
en pierres
blottis la haut sur la montagne !
En fresques
entourés de ses sentiers
escarpés
dessinant
le détour
fascinant
de ses contours
avec amour !
Qu'il est beau, mon pays !
oh ! mon désir
juste revoir et saisir
l'image
de ses pluies
au délà de ses nuages !
Et son éclair qui éblouit
le frimas de nos campagnes
de ses bourrasques
qui accompagnent
le masque
frileux de nos espérances,
dans les violents orages
sporadiques
et la quintessence
de cet amour fou et pudique
pour toi, oh ! Mon pays
mon Algérie !
10 mai 2007
Ma chanson !
Tantôt, tu es courtisane chez les rois !
Ta beauté
est ton Antigone.
Ta loyauté, c'est
ton sceptre et ta croix !
Tantôt, tu es artiste chez la bohême !
Ton sourire
est ta couronne.
Ton loisir, c'est
ta musique et tes poèmes !
Tantôt, tu es danseuse chez le coryphée !
Ta grâce
est ta sissone.
Ton espace, c'est
ton tutu et ton orphée !
Tantôt, tu es soeur dans un couvent !
Ta chasteté
est ta madone.
Ta pureté, c'est
ton toit et ton auvent !
Tantôt, tu es servante dans un hospice !
Ta charité
est ton aumône.
Ta vérité, c'est
ton couvert et ton office !
Tantôt, tu es princesse dans mon rêve !
Ton raffinement
est ton trône.
Ton ravissement, c'est
ton bouclier et ton glaive !
Tantôt, tu es maîtresse de mes pensées !
angélique,
comme une nonne,
pudique,
rebelle et insensée !
Tantôt, tu es ce bout de lumière
ma déesse
qui rayonne
sur la tristesse
d'un coeur austère !
Tantôt, tu es ce vif éclair
de passage
qui griffonne
son doux message
rayonnant sur mes hivers !
Et, pourtant, tu n'es qu'une chanson
mièvre
que je fredonne,
du bout de mes lèvres
comme un pinson !



