25 mai 2007
Volupté pituitaire !
Des yeux imperceptibles
scrutent le florilège
de l'horizon obscurci...
Regardent la pénombre
qui ratisse
les bribes de lumière
dans la satiété
d'un décor morbide
sur le défilé de l'oubli...
Les fleurs s'ennuyent
dans la canicule
d'un jour fiévreux
et pleurent l'ombre déchirée
qui meurt
dans les prémonotions
d'une nuit qui fuit
le destin indécis
de nos soucis...
A travers les pages de nos râles
la lueur d'une chandelle
vacille !
Quel mépris !
Que de souvenirs traqués
dans la fragilité d'un rêve
grillé dans le filament
de la pensée épicurienne...
La parole vacille
à l'aube d'un flavescent
éclat crépusculaire
dans le parme d'un ciel douteux
et la fragilité d'un amour
craintif et titubant...
La nature tremble
dans la torpeur
de ses mille mélodies
portées par la chaleur
de nos élans vaporeux
où le vent
s'agrippe de ses ailes
et déploye
son atmosphère idyllique...
Le temps s'inquiète
et chante langoureusement
le refrain de nos mortifications
cristallisées
sur la stèle pétrifiée
de nos émotions
par les Gorgones de la haine
dans les ténèbres
de Proserpine...
Et, devant la sérénité
des merveilleuses facettes
jubilatoires
de la pérennité,
notre frileux serment
chante langoureusement
l'innocent balbutiement
d'un halo hésitant et éphémère...
et, dans la vision
d'une adolescence
déprimée,
déverse à la face
frivole de l'univers
la sublime grandeur
de son flot renaissant
dans les abbysses
de l'orgueil et du dédain
pour l'éternité !
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